G20 : accord sur la mesure des déséquilibres mondiaux

La France qui préside actuellement le G20 a arraché, samedi 19 février à Paris, un accord à la Chine sur la manière de mesurer les déséquilibres économiques mondiaux.

Sous sa présidence, la France souhaite que le G20 adopte une réforme du système monétaire international et des mesures pour lutter contre la volatilité des prix des matières premières. Mais pour cela, il fallait d’abord que les pays trouvent un accord  sur la définition des indicateurs censés établir un diagnostic partagé des déséquilibres économiques, accusés d'avoir nourri la crise mondiale et la "guerre des monnaies" qui a fait rage à l'automne.

La liste d'indicateurs entérinée ne prend pas en compte les réserves de change, l'une des mesures les plus controversées. La Chine s'y opposait notamment car elle est accusée d'accumuler d'énormes réserves de change. Les indicateurs retenus concernent les déséquilibres internes à un pays (la dette et les déficits publics, l'épargne et l'endettement privés) et les déséquilibres externes (la balance commerciale), ainsi que le taux de change.

Il reste un peu plus de huit mois à la France et à ses partenaires du G20, jusqu'au sommet de Cannes début novembre, pour finaliser un accord à la hauteur des ambitions françaises. La tâche s’avère très compliquée car aux réticences chinoises vont s’ajouter celles des Etats-Unis décidés à défendre la prééminence du dollar.