La conférence de Nagoya

Réunis sous l'égide des Nations unies, les représentants de près de cent quatre-vingt-dix pays sont parvenus, vendredi 29 octobre 2010, à un accord sans précédent sur un plan de préservation de la biodiversité. Ces pays – à l'exception notable des Etats-Unis, qui n'ont jamais ratifié la Convention sur la diversité biologique (CBD) – ont adopté un plan stratégique pour 2020 fixant vingt objectifs pour protéger la nature et freiner le rythme alarmant de disparition des espèces.

 

Parmi ces objectifs, on peut citer :

  • l'augmentation sensible des aires protégées de la planète. A l’horizon 2020, les terres protégées devraient passer 13 % à 17 % de la surface totale des terres et les mers protégées devraient passer de 1 % à 10 % de la surface totale des océans.
  • Les délégués ont également adopté un protocole sur le partage des bénéfices tirés par les industries de la pharmacie et des cosmétiques des ressources génétiques issues des nombreuses espèces (animaux, plantes, micro-organismes) présentes dans les pays du Sud.

Dix mois après l'immense déception du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, la conférence de Nagoya (dans le centre du Japon) apparaît donc comme une réussite même si l’on peut aujourd'hui avoir quelques inquiétudes sur ses retombées réelles car :

  • Ce plan n'a pas de caractère légalement contraignant,
  • et plusieurs engagements laissent la porte ouverte à de nombreuses interprétations.