La montée de l'extrême droite en Finlande

Aux législatives du dimanche 17 avril en Finlande, les nationalistes ont réalisé une percée historique en devenant la troisième force politique du pays. Sur les 200 sièges du Parlement, la Coalition nationale (conservateurs) en a obtenu 44, le Parti social démocrate (SDP) 42, et les nationalistes de droite des Vrais Finlandais en ont obtenu 39 soit 34 sièges de plus par rapport à l’assemblée sortante.

En nombre de voix, les Vrais Finlandais, obtiennent 19 % des suffrages. Ancien plus petit parti parlementaire, il devient le troisième plus important. Ce résultat constitue une victoire personnelle pour leur charismatique leader, Timo Soini, qui a délivré un discours populiste, eurosceptique et qui a su utiliser le débat controversé sur l'immigration.

Cette percée des partis d’extrême droite ne touche pas que la Finlande. Il y a la montée du Front national de Marine Le Pen dans les sondages et aux élections cantonales, mais pas seulement. 27 partis populistes d’extrême droite sont présents dans 18 pays européens et ils se développent partout. Seuls deux d’entre eux - la Ligue du Nord en Italie (8,5% des suffrages) et l’Union démocratique du centre en Suisse (29%) - participent à des gouvernements.

En politique, le populisme désigne l'idéologie ou l'attitude de certains mouvements politiques qui se réfèrent au peuple pour l'opposer à l'élite des gouvernants, au grand capital, aux privilégiés ou à toute minorité ayant "accaparé" le pouvoir... Le terme populisme est en général utilisé dans un sens péjoratif pour dénoncer les démagogues qui mobilisent le peuple par des promesses électoralistes ou qui flattent ses "bas instincts" comme le nationalisme, la xénophobie, voire le racisme ou qui exacerbent les réflexes sécuritaires.