Le sommet de la zone euro du 26 octobre 2011 pour sortir de la crise grecque

 

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Le sommet de la zone euro des 26 et 27 octobre 2011 a débouché sur les décisions suivantes :

  • Les Européens ont décidé d’effacer la moitié de la dette grecque. Il en coûtera 100 milliards d’euros aux banques et fonds d'investissements privés qui détiennent de la dette grecque.
  • Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) doit passer de 440 milliards d’euros  1000 milliards d’euros. Son rôle est de pouvoir prêter de l’argent aux Etats de la zone euro qui en ont besoin. Mais pour alimenter en partie ce fonds, les Européens doivent faire appel aux pays émergents et notamment la Chine.
  • La recapitalisation des banques a aussi été décidée. Puisque l’impossibilité de la Grèce à rembourser la totalité sa dette met en difficulté les banques, ces dernières vont devoir renforcer leurs fonds propres de 106 milliards d’euros pour atteindre un ratio de fonds propres de 9% d’ici à fin juin 2012. Les banques sont invitées à trouver des capitaux sur les marchés, à réduire leurs dividendes et leurs bonus.

 C’est l’appel à la Chine qui a suscité la polémique :

  • D’une part, l’Europe a montré sa faiblesse en ayant recours à une aide extérieure pour gérer les problèmes de la dette publique d’un Etat de la zone euro.
  • D’autre part, l’Europe donne la possibilité à la Chine d’obtenir des contreparties : un accès encore plus grand au marché européen et pouvoir continuer à avoir volontairement une monnaie sous-évaluée pour favoriser la compétitivité prix de ses produits.