La fourmilière s'activait nuit et jour
Vouant au Bien commun
Le plus grand des amours,
N'est-ce pas en se tenant la main
Que l'on accomplit de belles choses
Que l'on passe du médiocre au grandiose ?
La cigale ne se parait pas de vertu,
Au Nous elle préférait le Je et le Tu.
L'énergie qu'elle déployait dans chaque tâche
Ne servait que son envie et ses intérêts
Mais si elle agissait sans apprêt
Elle n'était pas dénuée de panache.
A l'heure des comptes venue
Qui se trouva le plus dépourvu ?
Quand la cigale échappant à la famine
Nourrissait voisins et voisines,
De leur labeur commun, les fourmis
Ne récoltèrent que pénurie.
La cigale n’est pas altruiste
C’est là son plus beau défaut
Que faisiez-vous interrogea l’individualiste
Pour manquer de ce qu’il faut ?
Nous coopérions, ne vous déplaise
Pour le bien du tout-venant.
Vous coopériez ? J’en suis fort aise,
Votre infortune, partagez maintenant !